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À chaque entretien avec des développeurs Java en Belgique, un mot revient systématiquement : « communauté ». Il se pourrait que ce langage informatique contribue à huiler les rouages de l’activité et du secteur, mais tout au long de son développement, il a suscité un sentiment du partage parmi les personnes ayant répandu Java dans le reste du monde.

Âgé de 20 ans, Java n’est pas le langage le plus évolué. Il n’est pas non plus le plus contemporain, ni le plus gratifiant. Néanmoins, il s’agit du langage informatique le plus employé au monde, et parmi les principales raisons expliquant qu’il représente toujours une compétence très convoitée figure le fait que chaque problème lié à Java peut être résolu.

Engagement de Java

« Les entreprises choisissent toujours Java pour travailler, car ce langage a donné lieu à un engouement incroyable », affirme Levi Claes, du bureau de Computer Futures à Anvers. « Si une nouvelle structure logicielle se présente, elle est rapidement examinée par les pairs. Du fait qu’il s’agisse d’un code source ouvert, une activité importante s’y déroule, et des développements très rapides y ont lieu.

« Ce langage ne fait pas partie de la technologie .NET, si bien qu’il n’est pas sous licence ; il est donc inutile d’attendre la prochaine actualisation ou version pour faire évoluer les choses grâce à Java. C’est un procédé continu : parfois, on acquiert quelque chose de récent qui n’est pas si bon qu’on l’aurait imaginé. On apprend de ses erreurs, alors on se tourne vers une structure logicielle meilleure ou différente, dans laquelle la communauté Java s’investit davantage. »

José Luis Santos – membre de l’agence créative Design is Dead – déclare que l’immense communauté du langage Java fournit l’assistance lui permettant d’être polyvalent. Ce facteur se traduit par des structures logicielles et outils que le développeur peut utiliser, et facilite la vie. Le langage lui-même est probablement identique à tout autre langage de programmation orientée objet. Cependant, la différence de Java réside dans la communauté qui le soutient. »

De nouvelles opportunités

La structure logicielle et les outils ont une ampleur telle qu’ils rendent Java vraiment polyvalent, a-t-il ajouté. « Et d’un point de vue pragmatique, les opportunités de carrière font la différence elles aussi. »

Sten Govaerts, chef de projet Java chez Geo Solutions, suggère que la polyvalence de Java n’a quasiment rien à voir avec le langage de programmation lui-même. « Sa polyvalence est due à l’ensemble des bibliothèques, structures logicielles et outils basés sur Java et conçus pour lui. Il faut bien sûr reconnaître que la machine virtuelle Java peut fonctionner sur diverses plateformes, allant des appareils les plus compacts à de grosses unités centrales. »

Levi Claes confirme cette polyvalence en précisant que Java connaît une reprise en Belgique. « Le secteur du conseil offre de nouvelles opportunités pour les développeurs Java. Dans toute la région flamande, des projets (qu’ils soient publics ou privés) se tournent vers des cabinets de conseil et engagent des développeurs Java, en raison de la remarquable disponibilité des bibliothèques et structures logicielles.

Reprise sur le marché du mobile

Java connaît également un succès immense dans d’autres domaines. Une entreprise belge utilise Java pour diriger des bras robotisés dans une zone de production, parce que – comme l’affirme Levi – « cette entreprise souhaite faciliter le plus possible la tâche aux personnes travaillant avec les bras pour les programmer. Ils ne fabriquent pas le bras le moins cher, mais celui dont la fiabilité et la durabilité sont les meilleures. »

Java bénéficie en outre d’une reprise dans le secteur des mobiles, grâce à Android et aux appareils intégrés, tels qu’Arduino, alimentant ainsi l’Internet des objets.

Wouter Blancquaert a passé huit ans à élaborer des applications centrales au sein d’Infrabel, la société qui construit et entretient le réseau ferré national. Il déclare que Java a rendu plus rapide la création de logiciels de base gérant l’infrastructure du réseau ferré et planifiant le trafic, tout en optimisant sa qualité.

Compétence technique

Il existe quatre postes pour chaque développeur Java en Belgique, mais cela n’implique pas pour autant que des candidats choisissent un nouveau poste et signent leur contrat.

« Les clients ont certaines attentes en termes de compétence technique », explique Claes. « Ils veulent que les développeurs connaissent les langages Java, CSS, HTML, qu’ils soient informés des tendances actuelles et qu’ils comprennent les différentes structures logicielles. Mais ce n’est pas tout : ils doivent aussi préciser ce qu’ils attendent d’un candidat, tout comme les candidats doivent savoir ce qu’ils recherchent, et pourquoi ils souhaitent changer de poste. »